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Hanoï, capitale du Vietnam

resto du quartier branché de la cathédrale

L’arrivée est rude, le bus couchette où il a fallu se déchausser et s’allonger en pleine journée nous largue sur le trottoir d’une grande artère, loin de la gare de bus. Nous remettons nos chaussures à la va vite et récupérons nos bagages. Le trafic est infernal, les scoots pétaradent et nous obligent à nous ressaisir…

HANOI capitale de l’ancienne province du Tonkin parle à notre imaginaire. Pendant la domination Chinoise qui dura tout le 1er millénaire, Hanoï s’appelait DongJing ce qui signifie capitale de l’est.
A partir de l’an 1010, la ville s’est appelée Thanglong et a connu son âge d’or au XV° siècle ; au 17° siècle, la ville attire les Européens (Hollandais et Britanniques) et en 1627, le père jésuite Alexandre de Rhodes romanise l’écriture vietnamienne ; c’est la fin des caractères chinois.
En 1831, la ville prend le nom de Hanoï et en 1848, l’empereur TU DUC fait détruire tous les palais et pagodes et transfère le reste des richesses à HUE la nouvelle capitale.

A partir de 1873, pendant la colonisation française Hanoï devient la capitale de l’Indochine Française, c’est-à-dire un territoire englobant le Laos, le Cambodge, le Tonkin au nord, l’Annam au centre et la Cochinchine au sud. Ces trois dernières provinces forment maintenant le Vietnam réunifié. Puis elle devient capitale du Vietnam du Nord et ensuite en 1976 capitale du Vietnam réunifié.

Nous appréhendions l’arrivée à Hanoï avec ses 7 millions d’habitants qui en font la deuxième ville du pays après Ho Chi Ming Ville (ex Saigon). Nous avons encore à l’esprit ce Vietnam en guerre repoussant l’envahisseur Japonais, le colonisateur Français, l’envahisseur Américain et son puissant voisin Chinois. Le pays est en paix depuis une trentaine d’années et en plein développement économique.
Et nous y voici  déposés en plein cœur par le bus couchette.
Nous nous enfonçons dans la vieille ville, dans le quartier des 36 corporations, sommes surpris par les immeubles décrépis, le bruit et le bazar ambiant. Pour traverser la moindre rue, nous nous accrochons l’un à l’autre et avançons lentement, les scoots et voitures nous évitent et miracle ça passe. Les commerces sont partout, il y a celui qui a pignon sur rue, plus chanceux et les autres installés sur le trottoir, grignotant du terrain, cuisine ambulante, mini tabourets en plastique bleu ou rouge, puis les rangs désordonnées des scoots garés.

La rue est une ruche. Tous savent où ils vont et ils y vont vite et de manière apparemment désordonnée.
Nous finissons par trouver une chambre d’hôtel perchée au 9ème étage dans une petite impasse : le ‘’Serenity Villa Hôtel’’ un havre de paix … ouf !

Au premier abord, c’est un rejet total, et puis nous découvrons à deux pas de notre hôtel, le charmant Lac Hoan Kiem avec ses berges piétonnes le week end et ses jolies illuminations le soir. Les familles et les jeunes viennent s’y promener et se prendre en photo.

Puis nous visitons le superbe musée des Beaux-Arts (laques, sculptures et peintures sur soie)

L’hôtel Métropole construit en 1901 et chargé d’histoire mérite le détour et les jeunes mariés se font photographier devant sa belle façade.

Nous découvrons aussi le quartier de la gare centrale et son marché. Nous prenons le thé sur le trottoir et passons un long moment à discuter et rigoler avec des anciens (3 mots de Français, 2 mots d’Anglais). La vieille dame cherche à nous rassurer en lavant ostensiblement 3 fois nos tasses avec de l’eau moyennement propre.

En se perdant dans les rues, nous sommes dans une ville d’Asie du sud Est avec une forte empreinte chinoise et de nombreux témoins de la présence française. Vieux temples chinois, très fréquentés par des bouddhistes, nombreux cafés ‘’cà phê’’ , boulangeries et une cathédrale qui à l’heure de messe n’arrive à contenir tous les fidèles.

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Nous finissons le séjour par le fameux spectacle de marionnettes sur l’eau accompagnés d’un orchestre traditionnel (monocorde, ). Nous sommes transportés dans un monde de rêves, de contes et légendes vietnamiennes, pêcheurs, dragons, paysans, Les enfants crient, rient et applaudissent et les adultes redeviennent enfants.

Nous retrouvons les infatigables et enthousiastes Alexandra et Brice au café moka. Nous les avions connu à Dali en Chine et ils vont assister à un mariage vietnamien le lendemain.
Nous les suivons sur leur blog : www.asieadeux.com